
Park Chan-wook revient avec brio, un film au cynisme dosé et au montage toujours aussi minutieux.
Dans Aucun Autre Choix, nous suivons Yoo Man-soo, père de famille comblé : une épouse aimante, deux enfants doués, une belle maison et un emploi stable. Mais cette idylle s’effondre le jour où il apprend son licenciement.
Il se confronte alors à la dure réalité de la recherche d’emploi en Corée et à la pression sociale qui en découle. Censé protéger et faire vivre les siens, il parvient à cette inévitable conclusion : il doit éliminer ses rivaux pour passer en tête de la liste.
On reconnaît la patte du réalisateur, son obsession du détail et sa mise en scène inventive : rien n’est laissé au hasard et tout se prête à une lecture symbolique. Pourtant, le film se suffit à lui-même dès le premier visionnage, nous faisant traverser une grande palette d’émotions et nous laissant aussi amusés que troublés par ce que nous venons de voir.
À voir, et à revoir !

